Entrez dans ce monde des plus étonnants !
 
Quand ils s'approchent de Sancyria, les êtres "maléfiques" ou appartenant à des races considérées comme tel sont pris d'étourdissement, de vertiges et d'un effroyable besoin de fuite à l'instant même où ils entrent dans le halo de lumière.
Quand La Puissance se Déchaîne ! Aujourd'hui, nous discuterons avec un petit tas de cendres à propos des risques encourus lorsqu'on attaque un Mage avec un gourdin.
Si vous voulez un bon repas, cherchez un aubergiste. Trempez-le tout de même toute une nuit dans le lait avant, cela évacuera la crasse.
As they dance under the moon, they bring doom.
E'drid se demande qui de l'oeuf ou du dragon est apparu le premier. E'drid ne le sait pas. Peut-être que les prêtres savent.
L'heure tourne, Armadon place ses cartes, la roue du Temps se met en route ; ces terres font un bond dans leur destin, et E'drid est toujours là pour les regarder.
E'drid sait qu'il existe beaucoup de divinités. Des grandes, des petites, des écailleuses. E'drid se demande pourquoi on en parle pas plus.
Moi j'ai un rêve.
Il a un rêve.

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Le Poète et la Muse

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MessageSujet: Le Poète et la Muse Ven 6 Mar - 18:20



Le Poète et la Muse
et le lac magique de Laafeld




Il est une histoire que le temps n'a jamais réussi à effacer. Cette histoire, que les mages de Laafeld se murmurent encore, c'est celle du poète Istarnil et de sa muse, et du lac magique donnant vie aux histoires qu'il contait.

  Istarnil signifie poète en elfique, et c'était ainsi que se nommait le jeune elfe qui, une matinée de printemps, se présenta aux portes de l'Académie de Laafeld avec comme intention de s'améliorer dans le subtil art de la magie. Le physique du jeune elfe était des plus anodins, et sa maîtrise de la magie, fort moyenne.
 Mais poète sa mère l'avait nommé et poète il était ; ainsi avait-il orné ses manuscrits, parchemins et livres de sorts de poèmes, de textes et de dessins en l'honneur des Dieux, des astres, de la Nature... et d'Aethys.

  Aethys était sa muse, une délicieuse jeune femme aux longs cheveux de la couleur des étoiles, à la peau noire comme la nuit et aux yeux bleus comme le lac qui se trouvait au pied de l'académie. Elle dansait plus qu'elle ne marchait, elle chantait plus qu'elle ne parlait ; et chacun de ses pas, Istarnil le dessinait.
Il l'aimait, peu importe la douleur que cela lui causait. Il disait souvent se moquer de perdre la tête, car il était déjà maudit. L'histoire nous prouva qu'il avait raison.

Car une nuit, sa muse vint à sa porte.

  Elle était trempée, comme sortie du lac, et sa longue robe bleue et rouge lui collait au corps. Elle n'avait plus aucuns souvenirs, si ce n'était que c'était ici que le jeune elfe se trouvait. Istarnil l’accueillit du mieux qu'il pouvait,l'aima et s'occupa d'elle, lui dessinant des vêtements, la parant de milles joyaux et la traitant en reine. Il lui contait des histoires et des légendes de trésors engloutis loin sous les vagues noires ; la disait reine d'un royaume disparu sous le lac, lui parlant de sa couronne, brillante comme une étoile, perdue au fond de l'étendue d'eau.

  Mais pour passer le plus de temps possible avec sa muse, Istarnil avait décidé de ne plus aller à aucun cours. L'idée de la laisser seule, ne serait-ce qu'un instant, l'horrifiait. Ce ne fut que sous la menace d'exclusion qu'il accepta d'y retourner, hanté par la peur qu'il arrive quoi que ce soit à Aethys.

  Lors de la première heure seule, la jeune femme s'occupa en chantant, assise sur la fenêtre. C'était les plus belles notes à avoir jamais été entendues et, le vent, rendu jaloux, lui vola ses belles mélodies qu'il emporta au loin. Elle s'ennuyait à nouveau, quand elle promena son regard céleste sur l'étendue d'eau qui se trouvait au pied de l'académie. Les paroles du poète lui revinrent alors en mémoire ; toutes ses poésies, ses chants à propos de merveilleux palais engloutis, de somptueuses fêtes que l'on y faisait pour elle, à sa couronne d'étoile qui l'attendait là-bas.

Alors la muse descendit au lac à la recherche de sa mythique couronne et, dans les vagues, elle se noya.

  Quand il rentra chez lui et ne vit pas sa muse, le poète paniqua. Il descendit alors au lac pour rappeler sa belle mais, devant l'absence de réponse, il fut submergé par la peur. Il chercha son trésor perdu jusqu'à ce que la nuit fut tombée,mais seul l'écho répondit à ses appels et ses pleurs.
Alors, Istarnil jura de ramener sa bien-aimée à la vie. Il s'assit à ses bureau et écrivit, dessina, imagina pendait des jours et des nuits, dormant à peine car des cauchemars tous plus affreux les un que les autres hantaient ses songes. Il entendait sa voix, dans sa tête, qui lui disait de continuer.
Et finalement, il réussit.

  Elle revint à sa porte, une nuit, comme la première fois, et la joie du jeune elfe fut telle qu'il ne remarqua pas la robe noire de la jeune femme, ni les deux gouffres noirs qui avaient remplacés ses beaux yeux bleus. De sa voix douce, elle apaisa le poète en le serrant contre elle puis, quand il fut calmé, elle lui tendit des feuilles et le pria d'écrire pour elle, ce que le poète accepta sans rien dire.
Une effroyable tempête de neige se leva alors, et entoura l'académie.

 Quand Istarnil s'aperçut de sa grave erreur, alors que les eaux du lac bouillonnaient déjà des ténèbres et abominations qu'il avait engendré, il saisit sa chère muse et, sans un mot, tout deux disparurent dans les profondeurs du lac.
  Les archimages de l'Académie scellèrent le lac sous une épaisse couche de glace, plongeant alors toute la région dans un hiver éternel, et jurèrent de veiller sur le mal infâme qui y avait élu domicile, fruit de la folie et des cauchemars du poète désespéré.

 Si cela est vrai ou non, ça, c'est à vous d'en décider. Quoi qu'il en soit, les mages veillent toujours sur ce lac maudit, tandis que, les nuits sans lune, on raconte qu'il est encore possible de voir les deux amoureux hanter la rive, le vent glacé portant encore le chant volé de la belle Aethys, muse du poète amoureux Istarnil.


_________________
And make death proud to take us.











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