Entrez dans ce monde des plus étonnants !
 
Quand ils s'approchent de Sancyria, les êtres "maléfiques" ou appartenant à des races considérées comme tel sont pris d'étourdissement, de vertiges et d'un effroyable besoin de fuite à l'instant même où ils entrent dans le halo de lumière.
Quand La Puissance se Déchaîne ! Aujourd'hui, nous discuterons avec un petit tas de cendres à propos des risques encourus lorsqu'on attaque un Mage avec un gourdin.
Si vous voulez un bon repas, cherchez un aubergiste. Trempez-le tout de même toute une nuit dans le lait avant, cela évacuera la crasse.
As they dance under the moon, they bring doom.
E'drid se demande qui de l'oeuf ou du dragon est apparu le premier. E'drid ne le sait pas. Peut-être que les prêtres savent.
L'heure tourne, Armadon place ses cartes, la roue du Temps se met en route ; ces terres font un bond dans leur destin, et E'drid est toujours là pour les regarder.
E'drid sait qu'il existe beaucoup de divinités. Des grandes, des petites, des écailleuses. E'drid se demande pourquoi on en parle pas plus.
Moi j'ai un rêve.
Il a un rêve.

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Croyances et Dieux "païens"

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MessageSujet: Croyances et Dieux "païens" Jeu 11 Juin - 23:20



Les Dieux Païens
Cultes et Croyances impies de Tamriel

Voila bien longtemps que je parcours ces terres, des froids lacs du Nord aux brûlants sables du Sud ; les pieds dans le sang à l'Ouest et dans l'écume à l'Est. Et aujourd'hui encore, j'aimerais, si vous le voulez bien, partager avec vous un peu de mes connaissances.
Mes voyages m'ont menés à m'interroger et me renseigner sur les cultes et les dieux que nous appelons "païens", préférant nos Neuf. Je dois avouer, car on a tous nos petits blasphèmes, que si les dieux existaient, ils ne seraient sûrement pas que Neuf... et mériteraient tous une bonne paire de gifles. Mais passons à la site voulez-vous ? Afin de vous expliquer au mieux ce que j'ai pu recueillir, je parlerais du Sud et du Nord par rapport à Solitude. Prêt ? Allons-y !


Je vous ai déjà parlé du désert matharien, mais connaissiez-vous les croyances que l'on y prouve ?



Croyances du Sud

Mathar



Les Mathariens croient à l'existence des Djinns, créatures humanoïdes et semi-divines, attirées par les grandes étendues et les espaces étroits, et ainsi capable de se cacher dans des bouteilles et autres petits récipients. Sortes d'ermites, moines errants du désert, proches de la nature, on les dit capable de chevaucher les scorpions géants, mais également les Shymmers, créatures et mythes dont l'existence est attestée, et dont j'ai déjà parlé dans mon ouvrage sur le désert Matharien et sa faune.
Ils sont également sensés, si on les éveillent alors qu'ils sommeillent dans un récipient, exaucer trois vœux, afin de pouvoir à nouveau se reposer au calme.
Ces semi-dieux ne sont ni totalement bons, ni vraiment méchants, mais la plupart des gens croyant à leur existence pensent que le simple fait de parler d'eux les irritent et porte malheur.

Une légende raconte même l'histoire suivante : un Djinn qui s'était approché d'une maison humaine afin de bénéficier de l'hospitalité du propriétaire, comme un simple vagabond, aurait par mégarde effrayé celui-ci, qui l'aurait chassé de chez lui. Quand il s'aperçut de l'erreur fatale qu'il avait faite, il chercha le djinn pour s'excuser, en vain. Mais quelques jours plus tard, en représailles, sa maison disparue, emportée par les sables dans la zone nomade, ne laissant aucune trace de son existence derrière elle.
Ma parole, c'est qu'on plaisante pas avec ces gars là !


On reconnait également, dans le désert, une entité divine, sensée vivre dans la zone nomade et s'approcher parfois des humains isolés : l'Anamura. Déesse à la chevelure pour le moins... serpentine, une queue de crotale remplaçant ses jambes, on dit qu'elle erre dans les sables traîtres, traquant pour l'éternité une proie que personne ne saurait nommer, armée d'un arc fait d'os humains, et vêtue uniquement de bijoux aux propriétés magiques.
Cette divinité, pour peu qu'elle en soit bien une, et pas le simple individu d'une espèce encore inconnue, est considérée comme malveillante : on l'accuse également d'enlever des enfants et de laisser un nœud de serpent à la place.
Beaucoup des habitants du désert, notamment ceux des endroits les plus isolés, ont l'habitude de laisser des présents et offrandes devant chez eux, afin de lui permettre de se repaître et de s'attirer ses bonnes grâces - ce qui garantira la sécurité des hommes dans le désert - ou au moins sur quelques mètres.

C'est là une des croyances principales dans le sud de Tamriel ; j'ai également entendu parler d'un dieu bienveillant (pour une fois !), un géant de bronze, empli d'un liquide noir et bouillant, errant dans le désert. On le nomme simplement le Golem, et on prie sa visite et sa protection. Comme des preuves de son existences ont souvent été retrouvée, je m'interroge : ne pourrait-il pas s'agir d'une invention des temps anciens, peut-être même des dwemers, qui se serait réveillée pour je-ne-sais quelle raison, et remplirait la fonction pour laquelle elle a été conçue ? Il s'agirait là d'une hypothèse des plus probables, mais qui soulèverait tant de questions sur les dwemers et le désert ! Mais je m'égare, passons la suite.

... Mais vous imaginez ?! Une cité dwemer en plein désert, encore dissimulée ! Et s'il en restait en vie ?! ! Je... Je m'égare.


Wargoth



Les habitants de la ville de Wargoth ont la particularité d'être, pour la plupart, athées. Peut-être est-ce dû à leur histoire, leur ville dans une ruine antique, ou aux rudes conditions dans lesquelles ils vivent et qui les auraient rendus «terre-à-terre » … Je ne sais pas pourquoi. Mais, s'ils n'ont pas de divinités propre et que certains acceptent difficilement les Neuf, ils croient néanmoins les marais entourant la ville hantés par les esprits d'anciens guerriers tombés au combat et d'autres disparus.

Je n'ai pas trouvé de guide pour m'y accompagner, et connaissant le danger de ces lieux, avec ses charmantes vapeurs toxiques et hallucinogènes, je n'ai pas encore osé m'y rendre – mais cela ne saurait tarder. Avec un peu de chance, je pourrais converser avec ma vieille tante Suzie, célèbre pour sa recette de tarte qu'elle a emportée dans la tombe...
Pas de blasphèmes, nous parlons de croyances très sérieuses ! Mais il ne m'étonnerait pas le moins du monde que ces visions des morts ne soient que les effets des différentes toxines produites par les marais, ou d'un sale tour des Enfants cachés dans les coins les plus isolés.
Reste à savoir comment certains on pu décrire la même vision au même moment, ou encore affirmer le décès du même guerrier à un point précis... Mais n'oubliez jamais la règle la plus importante : ne suivez pas les lumières !



Sévilys

Les habitants de Sévilys sont graves. Voila, je l'ai dis. Bien sûr, cela est lié au fait qu'ils sont, pour la majorité, des démons, mais tout de même ! Et ne leur parlez jamais des Neuf, pauvres fous !


Leurs dieux, pour autant que l'on puisse qualifier de dieux des êtres maléfiques vénérés par des démons, sont au nombre de 6, et sont nommés les Premiers Démons, ou encore Démons Originels et Panthéon Démoniaque :

- Lilyth, déesse de la luxure et de la perversion, cerbère de la porte ;
- Samhain, maître du sombre et de la mort, seigneur de la folie ;
- Lothïs, dieu de la fourberie, de la malice et du chaos ;
- Esteria, maîtresse de la torture et de la souffrance ;
- Vex, seigneur du néant et de la maladie, gardien des clefs ;
- Falaerïs, déesse de la guerre, du sang et des armes.

Ce sont donc ces six là qui reviendront sur terre, quand la Porte Noire s'ouvrira, pour détruire ce monde et affronter les Neuf.
Mais laissez-moi vous en parler en détails voulez-vous ?

Pour une déesse de la luxure, on a déjà vu plus joli minois que celui de Lilyth, vous ne pensez pas ? Au commencement des temps, Lilyth était la plus belle créature que cette terre ait portée, au même niveau, dit-on, que la déesse Dibella. Elle était la première compagne et conseillère d'Akatosh. Après avoir été répudiée pour des raisons inconnues, mais sans aucun doute liées à Mara, si pure et calme face à la perfidie et la haine de l'ancienne compagne, celle-ci laissa éclater sa rage et jura de se venger des Neuf, les maudissant tous et leur promettant une fin atroce. Akatosh la transforma en une effroyable bête, mi-femme mi-dragon, et la chassa. Pourquoi ne la tua-t-il pas ? Je me le demande également. Quoi qu'il en soit, Lilyth s'en fut rejoindre sa sœur aux Enfers, dont elle devint la gardienne autant que la déesse de la perversion sous toutes ses formes.
De ses couvées d'œufs sans pères naissent incubes et succubes, et des statuettes de ce laideron trônent toujours au-dessus des portes des maisons closes sévyliennes.

Samhain est considéré comme le « maître du sombre », et donc par extension, des ténèbres et de tout ce qui s'y cache, mais aussi de la mort et de la folie. On ne sait pas grand chose de ce démon, si ce n'est qu'il peut changer de forme, que ses propres fidèles le craigne et que les nécromanciens le prie pour pratiquer leurs sombres rituels. Il n'est pas connu pour interagir avec les simples mortels, comme le fait Lothïs, et personne ne connaît ses sombres machinations ; les textes maudits ne disant de lui qu'il est rare qu'il se mêle à qui que ce soit – y compris ses cinq confrères.

Mais parlons justement de Lothïs, tiens. Il s'agit du dieu le moins aimé des Premiers Démons, et pour une bonne raison : cet être n'a jamais fait partie du panthéon d'origine, comme le prouve son apparence elfique. La légende raconte qu'il s'agirait d'un ancien dieu, sûrement elfique, qui aurait été banni de son propre panthéon et aurait cherché un moyen de se venger. Il serait arrivé un jour, les aurait salués, et ne serait jamais repartit. C'est pas la classe ça ?!
Incarnation de la fourberie, de la malice et du chaos, c'est celui des six qui se mêle le plus aux humains et autres mortels, sûrement par vengeance, et souvent pour son propre amusement, et de toutes les manières qui soient. Assassinats, vols, enlèvement... Ce dieu aime apporter le chaos là où il passe.

Cette écharpée, ici, se nomme Estéria. Déesse de la torture, maîtresse de la souffrance, il s'agit du Premier Démon le plus cruel qui ait jamais existé, à mon humble avis, et celui de tous ses servants. Certes, elle est vénérée et, comme les autres, possède des temples à son effigie mais... Regardez la ! Quand jouer à torturer la même âme pendant des siècles commence à l'ennuyer, c'est son propre corps qu'elle saccage, incapable de mourir et obsédée par la douleur. On dit également que les épidémies et maladies ne sont que des présents et des défis de cette créature pour les autres dieux. Petit conseil d'ami, ne vous approchez jamais de ses fidèles.
Estéria est la déesse la plus friante de sacrifices.

Vex... S'il a l'air calme, notamment par rapport à tout les autres, ne vous y fiez pas. Vex est un esprit supérieur, un des premiers êtres "divins" à avoir vu le jour. Son savoir est universel, son calme, digne d'un trépassé, sa vision transcende les limites de l'espace et du temps... et sa cruauté n'a d'égale que celle d'Estéria. Ce dieu est craint par ses semblables. Craint. Par ses semblables. C'est dire ! Considéré comme le maître des clefs, ouvrant les portes des Enfers, on le nomme également le maître du néant. Pourquoi ? Aucune idée. Et je n'ai pas envie de le découvrir. Cet être me fait froid dans le dos, et je sentirais presque son esprit m'observant.
Passons au suivant.

Et voici Falaerïs, divinité (bon sang, je ne supporte pas de leur donner ce titre) de la guerre, et de tout ce qui y est lié. Aussi étonnant que cela puisse paraître, il s'agit de la sœur de Lilyth – eh oui ! Cette démone, aux grandes ailes de dragon, survole les champs de bataille, suivant les flammes de la guerre... Quand ce n'est pas elle qui les allument.
Sa soif de sang, dont elle n'hésite pas à s'abreuver directement au cou d'un ennemi encore vivant, mais aussi ses capacités au combat, sa force, son adresse et sa violence en font le Premier Démon préféré du Panthéon, et la plus vénérée. Il est déjà arrivé, durant des invocations, qu'elle déchiquette les fous ayant tenté de la contrôler, avant de repartir dans les Enfers d'où elle était venue. Aucune compassion, aucune pitié n'anime ce cœur, pour peu qu'elle en ait un.
Falaerïs est également le surnom donné au Grand Champion de l'Arène de Sévilys.




Croyances du Nord

Solitude

On ne reconnaît pas vraiment d'autres divinités que les Neuf, dans la capitale... Il existe néanmoins des croyances plus récentes d'êtres appelés divinités mineures – comme on nomme d'ailleurs tout ce qui ne fait pas partie des Neuf. Malheureusement, il y en a bien trop pour que je puisse tous les nommer ici - peut-être une prochaine fois...
Citons tout de même Aurore, la déesse-muse des artistes et romantiques.


Aurore est la déesse ailée des arts et de la danse. Bien que ne faisant pas partie des Neuf, car étant une déesse mineure, elle est cependant célèbre et vénérée par les artistes de tout le royaume. J'en ai déjà rencontré plusieurs m'ayant confié qu'elle leur apparaissait parfois en songe, afin de leur venir en aide dans leurs œuvres ou quand l'imagination leur faisait défaut.
La légende raconte qu'elle serait se serait un jour éprise d'un humain, un soldat, et que, lorsque le lever de soleil illumina le champ de bataille, se reflétant sur l'armure de son défunt aimé, elle se mit à pleurer et peignit le ciel des plus belles couleurs qu'elle trouva.
Ainsi fut nommé Aurore le lever du jour, quand le ciel revêt ses plus beaux habits de deuil, tandis que les larmes de la déesse forment la douce rosée.

Cette histoire me touche, vraiment. Je ne saurais vous expliquer pourquoi (comme pour la Morwën, que je n'aurais de cesse de nommer Níniel, et dont je vous parlerais un peu plus tard dans ce livre), mais... Enfin voilà. Je ne crois pas qu'il y est grand chose à dire d'autre sur la capitale, les autres cultes n'y étant pas autorisés ; mais il existe bien des temples et messes secrets...

De temps à autre, en passant près des portails, on peut entendre les Portaliens nouveaux venus, encore sous le choc, hurler le nom de leurs dieux et les appeler à l'aide. C'est souvent un spectacle qui fend le cœur... Jesus, Bouddha, Allah, Odin... Qui peuvent bien être ces dieux là ? Je pourrais essayer de me renseigner, et me pencher sur la question, mais... je ne sais pas, cela ne m'inspire rien qui vaille.
Et si nous passions à la suite, hein ?

Luneline

Il est une divinité, dans les landes, tout aussi maligne et fourbe que Lothïs lui-même. Il s'agit d'un esprit, dit « des vents et de la chasse », nommé Sylfae. Accompagné de sa fantomatique meute de daemons de la Grande Chasse, il parcourt les landes à la recherche de sa proie.
Aussi bon qu'il est mauvais, Sylfae aime lancer des défis aux misérables petites créatures (comprendre humains et tout le tintouin). Traquer tel animal, pourfendre telle créature, durant un temps imparti, avec un certain objet... Les défis de cette divinité ont la particularité d'être quasi-impossibles à accomplir. De plus, si, engagé dans un défi, vous ne parvenez pas à le réussir, ce cher Sylfae envoie alors ses Chasseurs à vos trousses. Une fois leur proie attrapée, car il est tout bonnement impossible de leur échapper, on raconte qu'ils séparent le pauvre bougre de son daemon. Bien sûr, l'opération les tue tout deux sur le coup tant elle est brutale, mais au lieu de faire disparaître l'animal dans un nuage de poussière dorée, celui-ci rejoint la meute personnelle du dieu chasseur, prenant l'apparence que celui-ci souhaite : un chien de chasse fantomatique. L'autre morceau d'âme, celui d'apparence humaine, rejoint quant à lui les fameux Chasseurs du dieu, disparaissant dans le vent en attendant une nouvelle proie.

La seule personne a avoir jamais réussie à battre le dieu du vent à son propre jeu est un des anciens seigneurs de Luneline, dont descend l'actuel dirigeant ; Sylfae lui aurait demandé d'abattre le plus haut faucon dans l'oeil. Dans sa dignité, le seigneur ne refusa pas. Il soupçonnait que la divinité tricherait en déviant la flèche d'une bourrasque, mais visa et tira. Aussi étonnant que cela puisse paraître, ce joueur de Sylfae est honnête, ou du moins, autant qu'il peut l'être, mais rancunier.

Depuis cette victoire, on raconte qu'un énorme molosse fantôme, le plus féroce de la Meute de la Chasse, poursuit inlassablement les descendants de cette lignée, dans le but d'y mettre fin – certains membres de cette famille sont déjà passés sous ses crocs, eh oui !
Ce dieu a vraiment la dent dure.

Mais dans ce cas, les habitants de Blancherive vénèrent-ils ou craignent-ils cette divinité ?! Je n'ai pas réussi à en apprendre d'avantage. Voila qui est frustrant.



Velsiano

Cette petite ville fort sympathique est très portée sur les croyances liées aux créatures et animaux que l'ont trouvent dans la forêt adjacente, notamment les loups, animaux sacrés dans ces contrées.

Ainsi, on peut entendre les velsianois parler et raconter les aventures (bien trop nombreuses pour être citées ici) de Sœur Nuit et Frère Brouillard ; deux grands loups, l'un au pelage noir comme la nuit et aux yeux rouges, et l'autre au pelage blanc comme la brume et aux yeux bleus ; ou encore d'un loup Éclipse, ailé, à la fois noir et blanc ! On pourrait penser que seuls les prédateurs ont droit à leur culte, comme on peut le voir à ces trois canidés, mais non ! Il existe également celui d'un étrange cerf, tout autant gardien que les trois autres.


Ces divinités animales sont considérées comme les gardiens de la forêt, et respectées – j'ai déjà vu des enfants avec des bijoux ou jouets à leurs effigies ! C'est également intéressant de noter que ces créatures n'ont pas « grand chose » de spécial, au sens où, pour les habitants, ils n'ont pas créés le monde ou quoi que ce soit ; ce sont simplement des êtres hors du commun, auxquels ils croient et vouent un profond respect. Malheureusement, je n'ai entendu parler, lors de mon voyage, que de ces quatre là, mais il serait étonnant qu'il n'y en ai pas plus que j'ai loupé au passage ! Quel dommage...

Vous voyez, c'est une des raisons pour lesquelles j'adore cette petite ville au coeur de la forêt. Ils sont si calmes, si pacifiques, si... La vie y paraît si douce... J'ai vécu de nombreuses aventures, les amis, et j'en vivrais bien d'autres, mais si un jour je venais à être atteint par cet étrange besoin de m'établir quelque part pour de bon, c'est sûrement ici que vous me trouveriez !

Lindoriel

Autorisé à visiter la bibliothèque de l'Académie, invité à la cour du Roi des Elfes... Que d'honneur pour le petit barde que je suis !
Après avoir chanté, fêté et profité de leur hospitalité, je fus en mesure de questionner le peuple elfique à propos de leurs croyances.

Si Mara est leur déesse préférée parmi les Neuf, ils ne croient pas en leur existence - ou du moins, pas comme nous l'entendons.
Pour eux, toutes les divinités, à l'exception des Premiers Démons, ne sont que des facettes du visage de leur dieu à eux, Nirmandil. Ils n'ont pas réussi (et jugé nécessaire) de me le traduire, mais j'imagine que ça doit vouloir dire quelque chose comme firmament... Aucune idée.
« Unique fruit du premier arbre », Nirmandil vit en chacun d'eux. Il est la mère de toutes et le père de tous. Pour les elfes sylvains, Nirmandil est l'incarnation de la Nature ; pour les elfes des mers, l'incarnation de l'océan ; pour les elfes des sables, l'incarnation du vent brûlant.
Ils lui portent le plus grand respect et le (ou la) représente le plus souvent comme un être androgyne, vêtu de blanc et de vert (ou de bleu pour les elfes des mers, de jaune pour les elfes des sables et entièrement de noir pour les elfes de l'ouest).

Cette divinité, ainsi que le culte qui lui est lié, est tout simplement incroyable : il n'y a pas un elfe sylvain, des mers ou du désert qui ne croit pas en cet être ! Les malheurs sont des leçons de Nirmandil, et les bonheurs, des récompenses de sa divine justice.
Ça en serait presque... effrayant, pour un observateur extérieur.

Laafeld


Est-ce que les mages croient en les dieux ? Ce sont des mages, pas des prêtres ! Ils n'ont pas le temps de prier des êtres dont l'existence n'est pas prouvée, ni même pour m'aider dans mes recherches sur les croyances, bien trop occupés à apprendre, enseigner, essayer et surveiller le lac gelé. Mais l'hospitalité qu'ils m'ont offerte, ainsi que l'autorisation de parcourir leur bibliothèque – quel honneur ! m'ont permises d'apprendre plusieurs choses fort... intéressantes.
D'anciens textes mentionnent un certain Mage, dont j'ai également entendu parler chez les apprentis. Les mages vénèrent, voire admirent bien quelqu'un : celui qui fut le plus puissant d'entre eux. Bien que, ne faisant pas partie de l'école, on m'interdise pas mal de choses, j'ai pu glaner pour vous, chers lecteurs, un peu d'information sur cet être, quelques mots, en discutant avec les élèves : magie noire, malédiction, frère et torture... Mais ce n'est pas tout ! J'ai filé à la grande bibliothèque, sous l’œil soupçonneux de l'érudit qui s'y trouvait, et, si j'ai découvert qu'il était venu ici et avait disparu du jour au lendemain, j'ai également trouvé quelque chose de pour le moins étrange.
En ouvrant un livre, j'y ai trouvé toutes les pages arrachées, sauf une, sur laquelle j'ai découvert le dessin d'un immense sablier. Quand j'ai pris le livre, ou du moins ce qu'il en restait, du sable doré et un pétale de rose sont tombés. L'érudit qui s'y trouvait a alors bondit comme une furie et j'ai dû me débrouiller du mieux que j'ai pu pour me justifier...
Au final, aucune autre information. Et j'ai même failli être porté coupable de la disparition de ces pages !


J'ai essayé de dessiner et retranscrire à la va-vite le dessin, car je risquais de me faire sortir d'un instant à l'autre ; le résultat est malheureusement bien moins... impressionnant que l'original, mais cela me permettra de m'en souvenir et de faire des recherches. Et puis il est assez joli, je trouve.

MAIS bon sang ! Mais qui pouvait bien être ce type ?!

Kalfen

Je n'ai jamais aimé Kalfen. Il y fait trop froid, trop humide et jamais très beau. Mais les croyances et les légendes de fantômes que l'on y trouve en faisait un passage obligé pour mon livre, alors je vais vous en parler.

Pour peu qu'il vous soit déjà arrivé de flâner dans les ports et les tavernes, vous aurez déjà entendu des légendes de marins, bien souvent des racontars et autres fables inspirées par l'alcool. Mais certaines sont vraies, comme par exemple celle de la Baie des Fantômes.

Oh, détrompez-vous, ce lieu existe bel et bien ! Il s'agit d'une baie entre Solitude et Kalfen, entourée d'écueils, toujours dans la brume. On y trouve une ville côtière, entièrement abandonnée, rongée par le sel, le temps et l'humidité. Personne ne sait ce qui lui est arrivé, personne ! Certains pensent que c'est le légendaire Capitaine Krain qui aurait réussi à y débarquer, et les aurait maudit ; d'autres que les habitants auraient disparus du jour au lendemain, emportés par la brume – ce que je pourrais volontiers croire. En effet, j'y suis déjà allé. Dans la plupart des maisons que j'ai visité, les assiettes étaient encore sorties, les vêtements, toujours là, comme si rien n'avait bougé. Je dois avouer que je ne suis pas resté bien longtemps – on les entend, dans la brume, vous savez.
Cet endroit ressemble étrangement au cas de la ville perdue de Solitude...
Quoi qu'il en soit, les marins qui passent non loin disent apercevoir, parfois, un vieil homme au milieu du brouillard, aussi blanc que celui-ci et aux traits incertains, ne laissant apparaître que deux yeux jaunes. Si le fantôme se tient les yeux tournés vers les matelots, c'est signe qu'ils feront naufrage. Mais s'il leur tourne le dos, alors ils ne sont pas perdus.

Je vous ai vaguement fait part de la peine que m'inspirait la Morwën, mais je vais maintenant vous en parler plus en détails.


Ninil, la fille aux larmes, aussi nommée la Morwën, la dame en noir, était la fille unique d'un riche marchand de Kalfen, tombée amoureuse d'un pauvre marin, un gars en or sous une couche de sel. Quand son père découvrit la relation qu'entretenait sa fille avec cet homme, il enferma celle-ci dans sa chambre et chassa le marin.
Mais, durant la nuit, celui-ci revient, et les deux amoureux s'enfuirent de la maison. Les versions diverges alors : certains disent que le père les rattrapa et abattit l'amour de sa fille, qui se noya de désespoir ; d'autres qu'ils parvinrent à atteindre un bateau, mais que celui-ci coula : l'âme de la jeune femme appartenait à la terre et celle de l'homme, à la mer, et que la jeune Ninil ne retrouva jamais celui qu'elle aimait.
D'autres encore racontent qu'il s'agirait d'une jeune femme qui, apprenant le naufrage du navire de son aimé, se serait noyée, emportant avec elle l'enfant qu'elle portait.
Une dernière histoire, plus sordide et bien moins romantique, raconterait que cette femme était autrefois la plus belle de la ville, épouse d'un gentilhomme. Ils auraient vécus heureux et auraient même eus deux enfants. Cependant, on raconte ensuite que l'homme dû s'absenter plusieurs mois et lorsqu'il revint, il n'était plus le même. Il n'accorda plus un regard à sa femme et n'adressa plus la parole qu'à ses enfants. Il épousa ensuite une autre femme, plus riche cette fois. De colère, la mère devint folle et noya ses enfants dans la rivière, les tenant pour responsables de son malheur. En reprenant ses esprits elle se rendit compte de l'horreur de son geste et ayant tout perdu, elle se donna la mort.
De part son crime, elle fut incapable de goûter au repos éternel et errerait le long de l'eau à la recherche de ses enfants, afin de leur faire ses adieux et leur demander pardon.

Depuis, le fantôme de la Morwën, la dame en noir, erre le long des cours d'eaux et du rivage, en larmes, gémissant et implorant. Ses cris déchirants glacent d'effroi ceux qui les entendent, tout en les emplissant d'une profonde tristesse.

Personne ne sait avec certitude ce qui est arrivé à cette pauvre enfant, mais c'est une des croyances principales de cette région . J'aimerais sincèrement pouvoir l'aider... Découvrir la vérité...
Je perdrais peut-être ma crédibilité et votre estime en vous disant cela, les amis, mais je ne croyais pas aux fantômes, jusqu'à ce que je me retrouve nez-à-nez avec l'un d'eux. Certains sont persuadés que la Morwën n'est qu'une fable, une invention, ou une créature du même genre que la Dame Pâle, qu'affrontèrent les Chevaliers des Neuf.

… Vous savez quoi ? Que chacun croit ce qu'il veut et laisse les autres en paix. Voila.

Heimgaard



Cette minuscule ville, balayée par les vents les plus froids, et bien qu'elle soit habitée des gaillards les plus costauds du continent, a toujours vécue dans la peur... des géants. Leur culture, bien qu'elle soit également liée à l'Empire, est principalement basée sur celle des anciens peuples du Nord. D'après leurs croyances, le monde aurait été formé par la déesse-nourrisse, la géante Anoushka, à partir du corps d'un horqueur géant, tué par le dieu-chasseur, et son époux, le géant Hilmar. Sa peau rugueuse servie de ciel ; ses chairs et sa graisse formèrent les terres ; de ses moustaches naquît la végétation. Les différents liquides que le cadavre contenait furent transformés en océan, et tout ce qui ne pouvait être utilisé, comme les défenses, furent sculptés et changés en petits animaux. Voyant le monde que sa femme avait créé, le dieu-chasseur aurait voulu se joindre à son épouse et, des deux yeux restant de l'animal, créa un homme et une femme.
Attendris et amusés par la faiblesse de ces si petits êtres, Anoushka et Hilmar leur apprirent, à eux et leurs enfants à vivre des bienfaits de la Nature, à la respecter et la remercier, mais également à se battre.
Cependant, cet apprentissage et cette attention ne plaisaient pas à tout le monde. Un jour, les 51 fils et filles des dieux-géants, jaloux de l'attention que leurs parents portaient aux petits êtres, s'attaquèrent aux humains – espérant prouver, par leur force, qu'ils étaient bien plus dignes qu'eux. Ils furent arrêtés à temps par leurs parents qui, horrifiés, les bannir tous dans les lointaines terres glacées, où leurs cœurs de glace les gelèrent tous de l’intérieur, sans exception. Transformés en statues de glace, ils s'endormirent et rêvèrent de leur vengeance, attendant patiemment le réveil qui ferait d'eux les maîtres de ce monde.

Après avoir enseigné tout ce qui pouvait l'être à leurs protégés, les dieux fondateurs moururent de vieillesse et se transformèrent en jour et nuit ; Hilmar en jour, afin de protéger les hommes, et Anoushka en nuit, veillant maternellement sur leur sommeil.
Un jour, les géants se réveilleront et reviendront se venger, et détruiront les hommes et ce pitoyable monde que leurs parents ont osé créer.

Quelle histoire ! Dis comme ça, Heimgaard ressembleraient presque à un petit monde, indépendant du continent. Peut-être aurions-nous dû nous abstenir d'y poser le pied... Enfin, le mal est fait.




Croyances des Îles

Je sais que cette partie n'était pas le moins du monde prévu, mais en voulant regagner Mathar depuis Solitude, il m'a fallu voyager quelques temps à bord d'un bateau marchand desservant quelques îles habitées... Et j'en ai profité pour recueillir quelques informations sur leurs croyances ! Rien n'arrête votre loyal serviteur Fiudlar et son téméraire geai de daemon !

Pincoya



Pincoya est donc une déesse indigène d'une extrême beauté, symbolisant l'esprit et la fertilité de l'océan et de ses îles. Pincoya s'élève des profondeurs de la mer, simplement vêtue de sa longue chevelure blonde, et danse sur les plages ou le sommet des vagues, accompagnée par le chant des animaux marins. Si elle effectue sa danse tournée vers la mer, les récoltes, tout comme la pêche seront excellentes. Mais si elle est tournée vers la terre, tout cela manquera cruellement. Parfois, on l'apercevrait montée sur le dos d'un cheval marin, le regard tourné vers les terres.

Si la famine dure trop longtemps, les indigènes peuvent faire venir Pincoya à eux grâce à une cérémonie sacrificielle conduite par les chamans et autres manitous.
Elle serait si belle, attirante et sensuelle que tous les hommes tomberaient amoureux d'elle au premier regard et que les poissons, lorsqu'ils la croisent, nageraient la bouche ouverte.

En voilà une jolie dame ! Mais je me demande si elle ne pourrait pas être associée aux sirènes...

La Déesse Inconnue


Lors d'une escale dans un petit village sur une île dont je n'ai même pas compris le nom, je suis tombé sur ce portrait-ci.


L'homme qui me l'a échangé contre un de mes bracelets en cuir fut incapable de m'expliquer dans une autre langue que la sienne de qui il s'agissait, mais il fit de grands gestes en direction de l'océan et du ciel, puis a essayé... d'imiter le vent, je crois.

Le résultat est donc que je n'ai pas la moindre idée de qui pourrait être cette danseuse, bien que la « description » du marchand porte à croire qu'il s'agirait d'une autre croyance.
Tant que je n'aurais pas appris cette langue, je serais incapable d'en savoir plus – voilà qui est fort énervant.
Je tacherais d'en apprendre plus sur la question et trouverait un moyen de vous en tenir informer, fidèles lecteurs !

Eh bien, je crois que c'est ici que nos chemins se séparent – mais pas pour longtemps, rassurez-vous !
J'aurais essayé, à travers cet ouvrage, de recenser toutes les croyances toujours en rigueur sur le continent, tout en essayant de ne pas trop tomber dans le légendaire. Malgré tout, il est bien évident que j'ai dû oublier de nombreuses croyances, dont je n'ai pas entendu parler durant mon voyage, ou qu'il m'aura été impossible d'approcher – les sorcières du Nord sont-elles un mythe ? Et si non, en quels dieux croient-elles ?
Comme vous le voyez, le monde est bien vaste, et maintenant que vous êtes enfin venus à bout de ce livre, je vous conseille de tout plaquer et de partir voyager et découvrir le monde et, qui sait, peut-être nous croiserons-nous un jour ?

Allez, j'arrête ici de vous faire la morale et vous laisse un peu en paix.
Du moins jusqu'à mon prochain ouvrage !


~ Votre serviteur Fiudlar, barde et aventurier

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And make death proud to take us.











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Croyances et Dieux "païens"

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